Tout savoir sur le hoquet chez le chat et comment le traiter

Françoise, auteure du blog Chat fait du bien

Publié par Françoise

On 5 avril 2025
Chat gris et blanc couché, en train de se lécher la patte avant, la gueule ouverte

Oui, un chat peut avoir le hoquet, et c’est presque toujours sans gravité. Il s’agit d’une contraction involontaire et brève du diaphragme, exactement comme chez nous. L’épisode dure quelques secondes à quelques minutes et se termine seul. Ce qui mérite votre attention, ce n’est pas le hoquet lui-même : ce sont les phénomènes qui lui ressemblent et qui, eux, peuvent être sérieux.

L’essentiel

  • Une contraction involontaire et brève du diaphragme, le plus souvent bénigne, chez l’adulte comme chez le chaton.
  • Causes fréquentes : manger trop vite et avaler de l’air, l’excitation, parfois une boule de poils.
  • Durée habituelle : quelques secondes à quelques minutes, sans traitement.
  • Ralentir les repas (gamelle anti-glouton, petites portions) est la mesure la plus efficace.
  • Le vrai enjeu est de ne pas confondre un spasme banal avec une toux, un éternuement inversé ou une gêne respiratoire.
  • Consultez si l’épisode se répète plusieurs fois par jour, se prolonge, ou s’accompagne de toux, de bave ou d’une respiration difficile.

Un spasme du diaphragme, rien de plus

Le diaphragme est le muscle en forme de coupole qui sépare le thorax de l’abdomen et qui commande la respiration. Quand il se contracte brutalement et de façon involontaire, l’air est aspiré d’un coup et la glotte se referme aussitôt : c’est ce qui produit le petit bruit sec.

Chez le chat, le phénomène est souvent plus discret que chez l’humain. Beaucoup de propriétaires ne l’entendent pas et le voient seulement : de petites secousses rythmées au niveau des flancs ou du ventre, à intervalles réguliers, pendant que l’animal reste parfaitement normal par ailleurs. Il continue de vous regarder, ne semble pas gêné, ne cherche pas à s’isoler.

Ce dernier point est le meilleur repère dont vous disposez à la maison. Un chat qui a le hoquet reste un chat qui va bien entre deux secousses. Il respire normalement, garde sa posture habituelle et ne fait aucun effort pour reprendre son souffle.

Ce qui y ressemble et qui n’en est pas

C’est la partie utile de cet article, et celle que les propriétaires cherchent réellement. Plusieurs phénomènes produisent des secousses ou des bruits qu’on attribue spontanément au hoquet, alors qu’ils relèvent d’autre chose. Certains sont anodins, un au moins ne l’est pas du tout.

Ce que vous observez De quoi il s’agit probablement Faut-il s’inquiéter ?
Secousses brèves et rythmées, chat détendu, respiration normale entre deux Un hoquet Non. Surveillez simplement la fréquence.
Inspirations bruyantes et répétées, chat immobile, bruit d’aspiration par le nez Un éternuement inversé Généralement non, si les crises sont courtes et espacées.
Toux, corps accroupi au sol et cou tendu vers l’avant Une toux, possiblement de l’asthme félin Oui. Consultation à prévoir.
Efforts du ventre, dos arqué, se termine par un rejet Une régurgitation ou une boule de poils Non si c’est occasionnel, oui si cela se répète.
Respiration rapide, ventre qui pompe, gueule ouverte Une détresse respiratoire Urgence vétérinaire immédiate.

La confusion la plus lourde de conséquences est celle qui concerne la toux. Le Cornell Feline Health Center indique que l’asthme touche entre 1 et 5 % des chats et décrit une posture caractéristique pendant la crise : l’animal ramasse son corps près du sol et tend le cou vers l’avant. Cette position ne ressemble à rien de ce que fait un chat qui a le hoquet, et c’est ce détail qui permet de trancher à l’œil nu.

Vétérinaire en blouse et gants examinant un chat roux et blanc sur une table de consultation

Autre repère utile : une régurgitation ou une boule de poils mobilise l’abdomen et se conclut par quelque chose. Le hoquet, lui, ne produit rien et ne fatigue pas l’animal.

Pourquoi les chatons en ont plus souvent

Un chaton mange vite, s’excite en mangeant, joue immédiatement après le repas, et son appareil digestif est encore immature. Cela suffit à expliquer que les épisodes soient plus fréquents chez lui et qu’ils s’espacent naturellement avec l’âge.

Tant que le chaton grandit bien, mange normalement et reste actif, un épisode occasionnel après le repas n’appelle aucune mesure particulière. Ce qui doit alerter chez un jeune animal, c’est un épisode accompagné de toux, d’écoulements ou d’un retard de croissance.

Ce qui le déclenche le plus souvent

  • Manger trop vite, ce qui fait avaler de l’air en même temps que la nourriture. C’est de loin la cause la plus fréquente, et la seule sur laquelle vous ayez vraiment prise.
  • L’excitation, en particulier au moment du repas ou après une séance de jeu intense.
  • Une boule de poils qui irrite l’estomac, surtout chez les chats à poil long et en période de mue.
  • Une irritation digestive passagère après un aliment mal toléré.

Les parasites intestinaux sont parfois évoqués. Ils justifient surtout de tenir la vermifugation à jour, ce qui relève de toute façon du suivi normal d’un chat : ne comptez pas sur un vermifuge pour faire disparaître un hoquet.

Que faire sur le moment

Rien de spectaculaire, et c’est normal : il n’existe aucun geste démontré pour arrêter un épisode, ni chez le chat ni d’ailleurs chez l’humain. Ce qui est raisonnable :

  • Laisser le chat tranquille dans un endroit calme. L’épisode passe seul.
  • Laisser à disposition de l’eau fraîche et propre. Un chat bien hydraté digère mieux, et vous pouvez l’encourager à boire davantage au quotidien.
  • Ne pas le surprendre, ne pas lui souffler dessus, ne pas tenter les remèdes transposés de l’humain.

Ne donnez aucun médicament de votre propre initiative. Il n’existe pas de traitement du hoquet chez le chat, et de nombreuses molécules courantes chez l’humain sont toxiques pour lui. Si un vétérinaire prescrit quelque chose, ce sera pour traiter une cause identifiée, pas le spasme en lui-même.

Chat tigré endormi sur les genoux de sa propriétaire pendant un brossage

Éviter que cela se reproduise

Une seule mesure a un effet réel : ralentir le repas. Une gamelle anti-glouton, un tapis de fouille ou simplement des portions plus petites réparties dans la journée règlent la majorité des cas, parce qu’ils s’attaquent à la cause la plus fréquente, l’air avalé.

Deux mesures complémentaires ont du sens sans être spécifiques :

  • Brosser régulièrement, surtout en période de mue et chez les poils longs, pour limiter les poils avalés.
  • Séparer les gamelles si plusieurs chats vivent ensemble et que la compétition pousse l’un d’eux à engloutir sa ration.

En revanche, inutile de changer d’alimentation dans l’espoir de faire disparaître le phénomène : sauf intolérance identifiée avec votre vétérinaire, ce n’est pas la composition de la ration qui est en cause, c’est la vitesse à laquelle elle est avalée.

Quand ce n’est plus banal

Prenez rendez-vous si vous constatez l’un de ces éléments :

  • Des épisodes qui reviennent plusieurs fois par jour ou qui se prolongent bien au-delà de quelques minutes.
  • Une toux associée, même occasionnelle.
  • Une salivation inhabituelle, des efforts pour déglutir ou une perte d’appétit.
  • Un amaigrissement, un abattement, ou un chat qui s’isole.
  • Toute difficulté respiratoire : c’est alors une urgence, pas un rendez-vous.

Chez un chat âgé qui n’avait jamais présenté ce type de spasme, l’apparition soudaine et répétée mérite également un avis, ne serait-ce que pour écarter une cause respiratoire ou digestive sous-jacente.

Questions fréquentes

Est-ce qu’un chat peut avoir le hoquet ?

Oui, comme l’humain. C’est une contraction involontaire du diaphragme, brève et rythmée. Elle est souvent plus visible qu’audible chez le chat : on aperçoit de petites secousses au niveau des flancs.

Mon chat a le hoquet après manger, est-ce normal ?

C’est le cas de figure le plus courant, et il est bénin. Manger vite fait avaler de l’air, ce qui irrite le diaphragme. Une gamelle anti-glouton ou des portions plus petites suffisent généralement à espacer les épisodes.

Combien de temps cela dure-t-il ?

De quelques secondes à quelques minutes, puis cela s’arrête seul. Un épisode qui se prolonge nettement, ou qui revient plusieurs fois dans la journée, mérite d’en parler au vétérinaire.

Comment faire passer le hoquet de mon chat ?

Il n’y a rien à faire, et c’est la bonne réponse : laissez-le au calme, proposez-lui de l’eau fraîche, n’appliquez aucun remède maison et ne donnez aucun médicament. Agissez sur la vitesse des repas pour la suite.

Comment savoir si c’est autre chose qu’un simple spasme ?

Regardez la posture et la respiration entre deux secousses. Un chat qui a le hoquet reste détendu et respire normalement. Un chat accroupi au sol, le cou tendu vers l’avant, tousse : ce n’est pas un hoquet et cela justifie une consultation. Une respiration rapide, gueule ouverte, est une urgence.

Françoise

Françoise

Passionnée des animaux

Amoureuse inconditionnelle des chats et des animaux en général. Depuis plusieurs années, je vous partage ma passion et mes connaissances à travers ce blog dédié à nos amis félins.

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