Le bobtail signifie en anglais : queue écourtée. Originaire de Corée, on situe ses premières apparitions au Japon entre le VIe et le VIIIe siècle. Ce n’est que dans les années 1960 qu’apparaît cette race en Amérique. Il y deviendra populaire ainsi qu’au royaume uni. Elle arrivera en France en 1980. Il existe deux versions de ce chat : un à poils court et un autre à poils long. C’est un chat naturel, sans croisement avec d’autres races.
L’essentiel
- Le bobtail japonais est une race naturelle et ancienne, reconnaissable à sa queue courte en pompon (une dizaine de centimètres), présente au Japon depuis plus de mille ans.
- Sa queue courte est une mutation génétique naturelle, sans lien avec un trouble de santé : contrairement au Manx (sans queue), elle n’entraîne pas de malformation de la colonne. C’est un chat robuste, dont l’espérance de vie va d’environ 15 à 18 ans.
- Sa robe la plus emblématique est le mi-ke (tricolore blanc, roux et noir), presque toujours portée par des femelles.
- Côté caractère, il est actif, très sociable, intelligent et « bavard » : il s’exprime souvent par de petits gazouillis plutôt que par des miaulements.
- C’est le chat qui a inspiré le maneki-neko, la statuette porte-bonheur à la patte levée.
Quelles sont les caractéristiques de ce chat ?
- C’est avant tout sa queue qui le différencie des autres chats. Elle est courte, recourbée, d’une longueur de dix centimètres environ. Elle nous fait penser à la queue d’un lapin. Ses poils, assez épais, poussent un peu dans tous les sens à cet endroit et lui donne la forme d’un pompon.
- Il est de taille moyenne, assez musclé et à la fois svelte. Ses pattes arrières sont un peu plus longues que celles de devant.
- Sa tête est de forme triangulaire avec des yeux ovales, un peu bridés, assez grands, de couleur vert ou cuivré ou bleu. C’est la robe souvent claire qui autorise parfois les yeux vairons : certains bobtails ont un œil bleu et un œil doré, ce que l’on nomme hétérochromie. Ce trait n’est pas propre à la race, mais il y est très recherché. Ses oreilles sont grandes et bien dressées, en angle droit par rapport à la tête.
- Sa robe est souple, fine et soyeuse. Elle peut avoir différentes couleurs. La couleur préférée des japonais est écaille de tortue ou blanc, roux et noir. Seules les femelles ont cette couleur. Les poils sont plus ou moins long selon les races. Il ne possède pas de sous poils.
- Ce chat est agréablement bavard, il a un don pour les vocalises. Il semble qu’il parle à ses maîtres !

La carte d’identité du bobtail japonais
| Caractéristique | Bobtail japonais |
|---|---|
| Origine | Japon (arrivé d’Asie continentale via la Corée, il y a plus de 1000 ans) |
| Gabarit | Moyen, musclé et svelte ; pattes arrière un peu plus longues |
| Queue | Courte, en pompon (une dizaine de centimètres), unique à chaque chat |
| Poil | Deux variétés, poil court et poil long, sans sous-poil |
| Robe emblématique | Mi-ke (tricolore blanc, roux et noir), surtout chez les femelles |
| Yeux | Ovales, parfois vairons (hétérochromie) |
| Caractère | Actif, sociable, intelligent, vocal (gazouillis) |
| Espérance de vie | Environ 15 à 18 ans |
Comme d’autres chats à la robe très identifiable, tel le chat tigré gris, le bobtail se reconnaît d’abord à son allure. Sa robe tricolore le rapproche des chats calico.
Quel Heureux caractère !
Ce chat est reconnu comme étant affectueux, intelligent, gentil, agréable, très sociable, capable de s’adapter à son environnement. Il est aussi bon chasseur. Il est prédisposé à être dressé et aussi à apprendre à faire des tours.
A-t-il besoin de soin particulier ?
Ce chat bobtail est un chat comme les autres, il faut le brosser régulièrement, son bout de queue ne demande aucun soin particulier. Cette queue courte vient d’une mutation génétique naturelle qui, à la différence de celle du chat Manx (sans queue), n’est pas associée à des malformations de la colonne vertébrale : le bobtail japonais est réputé robuste, sans maladie héréditaire propre à la race.
Ils peuvent se reproduire avec un chat de n’importe quelle race mais seuls un chat et une femelle bobtails donneront naissance à des petits qui auront une queue comme eux.
Sa nourriture est la même que pour les autres chats. Quant à son carnet de santé, il doit avoir les même vaccinations , le vermifuge et des consultations régulières chez le vétérinaire.
Ce que raconte l’histoire de la race
Le bobtail n’est pas une race dessinée par des éleveurs : c’est la silhouette du chat japonais ordinaire, fixée par un accident de l’histoire. La Cat Fanciers’ Association rappelle que des chats à queue courte figurent sur des rouleaux peints, des estampes et des sculptures japonaises dès le Moyen Âge, et situe leur arrivée depuis la Corée dès le VIe siècle, en présentant elle-même cette datation comme une hypothèse.
Le tournant est un édit impérial de 1602. Jusque-là, posséder un chat était un privilège réservé à la cour. Cette année-là, une invasion de rongeurs menace la production de soie, et l’édit ordonne de relâcher tous les chats dans les rues. Les bobtails se répandent alors dans tout le pays et se croisent avec les chats libres. Comme la queue courte est portée par un gène dominant, elle finit par marquer l’allure de la majorité des chats japonais. Aucune coupe n’intervient : la queue est courte de naissance.
La race ne sort du Japon qu’en 1968, date des premiers imports aux États-Unis. La variété à poil court obtient le statut de championnat à la Cat Fanciers’ Association en 1976, celle à poil long en 1993. Cette reconnaissance tardive explique en partie pourquoi le bobtail reste rare de ce côté-ci du monde.
Hello Kitty est-elle un bobtail japonais ?
On lit souvent que Hello Kitty, ce personnage présent sur tant de vêtements et d’objets, serait un bobtail japonais. En réalité, son créateur Sanrio la présente comme une petite fille du monde des chats, pas comme une race précise. Le véritable emblème du bobtail japonais dans la culture nippone, c’est plutôt le maneki-neko, le chat porte-bonheur.

Un chat porte bonheur !
Les japonais disent de lui qu’il porte bonheur en particulier celui tricolore, ou écaille de tortue.
De nombreuses statuettes appelées maneki-neko le représentent. La convention la plus répandue veut que la patte gauche levée appelle les clients et la patte droite l’argent, mais cette lecture relève de l’usage, pas d’une règle établie.
Ce que raconte le temple qui en revendique l’origine
Le temple Gotoku-ji, à Setagaya, dans l’ouest de Tokyo, revendique l’origine du maneki-neko et raconte l’épisode sur son propre site. Un seigneur qui rentrait d’une chasse au faucon aurait été appelé du geste par un chat posté devant la porte du temple, et se serait arrêté. Un orage éclate pendant qu’il est à l’abri, et il en ressort marqué par la chance que ce chat lui avait apportée. Ce seigneur était Naotaka Ii, seigneur du domaine de Hikone. Avec son soutien, le temple est reconstruit en 1633. Une salle lui sera consacrée plus tard, le Shofuku-den, pour y honorer le chat.
Le détail que presque personne ne rapporte
Le maneki-neko de Gotoku-ji lève la patte droite et ne tient aucune pièce, contrairement aux statuettes qu’on achète partout. Le temple donne lui-même son explication : le chat n’apporte pas la chance, il amène des rencontres, et ce qu’on en fait ne dépend que de soi. La nuance change le sens de l’objet, et elle vient de la source.
Pour finir, nous pouvons dire que le bobtail japonais est un chat sans problème particulier. Qu’il fait bon d’avoir chez nous car sa fidélité et sa joie de vivre, nous apportera que du bonheur. Ensemble, vous allez vivre une merveilleuse aventure
Questions fréquentes sur le bobtail japonais
Le bobtail japonais est-il un chat rare en France ?
Oui, il reste peu répandu en France, où il est arrivé vers 1980. C’est une race d’élevage recherchée, plus courante au Japon et aux États-Unis. On le trouve surtout auprès d’éleveurs spécialisés, rarement en refuge.
La queue courte du bobtail japonais lui pose-t-elle des problèmes ?
Non. Sa queue courte est une mutation naturelle qui n’entraîne ni douleur ni problème osseux. À la différence du Manx sans queue, elle n’est pas liée à des malformations de la colonne. C’est un chat globalement robuste.
Pourquoi le bobtail japonais est-il souvent tricolore ?
La robe tricolore (le mi-ke : blanc, roux et noir) est la plus emblématique de la race et la plus prisée au Japon. Pour des raisons génétiques, cette combinaison de couleurs concerne presque uniquement les femelles.
Le bobtail japonais est-il un bon chat de compagnie ?
Oui. Il est réputé actif, très sociable, joueur et attaché à sa famille. Intelligent, il apprend facilement des tours et rapporte parfois ses jouets. Il est aussi « bavard », communiquant par de petits gazouillis.
Comment s’appelle le chat porte-bonheur japonais ?
Il s’appelle le maneki-neko, littéralement « le chat qui invite ». Le temple Gotoku-ji, à Tokyo, qui en revendique l’origine, l’écrit avec des caractères qui lui sont propres tout en le prononçant de la même façon. C’est une statuette, pas une race : le chat représenté est le bobtail japonais, le plus souvent tricolore.
Le maneki-neko est-il chinois ou japonais ?
Il est japonais. On le croise souvent dans des commerces chinois ou vietnamiens, ce qui entretient la confusion, mais son nom, son récit d’origine et le temple qui le revendique, Gotoku-ji à Tokyo, sont japonais. Le chat qu’il représente, le bobtail, est lui aussi une race japonaise.
Quel est le lien entre le bobtail japonais et le maneki-neko ?
Le maneki-neko, cette statuette de chat à la patte levée censée porter chance, est une représentation stylisée du bobtail japonais, souvent dans sa version tricolore. On le trouve à l’entrée de nombreux commerces au Japon. Son histoire, ses trois temples d’origine et le sens de sa patte levée sont détaillés dans notre page sur l’histoire du Maneki Neko.
Sources
- VCA Animal Hospitals, Japanese Bobtail (queue, santé, espérance de vie, tempérament, mi-ke, maneki-neko)
- TICA, Japanese Bobtail (standard de la race)
- Cat Fanciers’ Association, Japanese Bobtail (histoire de la race, édit de 1602, gène dominant, dates de reconnaissance)
- Temple Gotoku-ji, Gotokuji and Manekineko (récit du temple, reconstruction de 1633, Shofuku-den, maneki-neko sans pièce)







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